{"id":10060,"date":"2024-10-11T10:43:43","date_gmt":"2024-10-11T08:43:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/2024\/10\/11\/monica-ojeda-natalia-garcia-freire-explican-busqueda-lenguaje-liberado\/"},"modified":"2026-10-28T10:37:56","modified_gmt":"2026-10-28T09:37:56","slug":"monica-ojeda-natalia-garcia-freire-explican-busqueda-lenguaje-liberado","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/2024\/10\/11\/monica-ojeda-natalia-garcia-freire-explican-busqueda-lenguaje-liberado\/","title":{"rendered":"Las escritoras ecuatorianas M\u00f3nica Ojeda y Natalia Garc\u00eda Freire explican en Campus Am\u00e9rica su b\u00fasqueda de un lenguaje liberado"},"content":{"rendered":"<p>L&#039;\u00c9quateur est le pays invit\u00e9 de <a href=\"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/portal2\/campusamerica\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Campus America 2024<\/a> C\u2019est pourquoi cet \u00e9v\u00e9nement a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la participation de sp\u00e9cialistes \u00e9quatoriens de divers horizons, dont la litt\u00e9rature. M\u00f3nica Ojeda et Natalia Garc\u00eda Freire, deux des \u00e9crivaines \u00e9quatoriennes contemporaines les plus importantes, tant au niveau national qu\u2019international, ont particip\u00e9 hier, jeudi 10, \u00e0 un s\u00e9minaire o\u00f9 elles ont partag\u00e9 leurs r\u00e9flexions sur leurs pr\u00e9occupations cr\u00e9atives. Chacune, d\u2019un point de vue tr\u00e8s personnel, a soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de lib\u00e9rer le langage de sa rigidit\u00e9 afin d\u2019atteindre une plus grande expressivit\u00e9 qui, m\u00eame en s\u2019affranchissant de la logique, puisse refl\u00e9ter plus fid\u00e8lement des sentiments complexes et insaisissables, tels que la complexit\u00e9 tellurique du paysage.<\/p>\n<p>Le s\u00e9minaire <a href=\"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/portal2\/agenda\/evento\/seminario-academico-cultural-narradoras-ecuatorianas-actuales\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00c9crivaines \u00e9quatoriennes contemporaines<\/a> Elle est coordonn\u00e9e par le professeur du d\u00e9partement de philologie espagnole. <a href=\"https:\/\/portalciencia.ull.es\/investigadores\/81682\/detalle\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Javier Rivero Grandoso<\/a> En plus des pr\u00e9sentations des deux \u00e9crivains, il y a eu deux autres interventions th\u00e9oriques de la part des philologues Yolanda Pesch, qui a parl\u00e9 du travail de l&#039;une des invit\u00e9es, M\u00f3nica Ojeda, et Paula Cabrera Castro, avec une intervention sur deux autres \u00e9crivaines \u00e9quatoriennes, Mar\u00eda Fernanda Ampuero et Yuliana Ortiz Ruano.<\/p>\n<p><strong>Musique et monstruosit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>M\u00f3nica Ojeda est une \u00e9crivaine dont l&#039;\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9e d&#039;\u201c extr\u00eame \u201d en raison de son traitement de sujets d\u00e9licats, voire tabous, et de son refus des cat\u00e9gorisations conventionnelles. Dans sa pr\u00e9sentation, elle a expos\u00e9 une r\u00e9flexion en cours sur l&#039;impulsion cr\u00e9atrice \u00e0 l&#039;origine de la musique, li\u00e9e \u00e0 l&#039;\u00e9criture et associ\u00e9e, depuis des si\u00e8cles, au monstrueux et \u00e0 l&#039;horrible dans diff\u00e9rentes cultures \u00e0 travers le monde.<\/p>\n<p>Il a commenc\u00e9 par souligner que le plus ancien instrument de musique connu est une fl\u00fbte vieille de 30\u00a0000 ans, fabriqu\u00e9e \u00e0 partir d\u2019os de mammouth. D\u00e8s cette \u00e9poque pr\u00e9historique, de nombreux instruments de musique furent fabriqu\u00e9s \u00e0 partir d\u2019os d\u2019animaux, voire d\u2019os humains. Il existe donc un lien entre la musique et la mort qui remonte aux origines de l\u2019humanit\u00e9, un lien qui sera plus tard int\u00e9gr\u00e9 aux mythes.<\/p>\n<p>Ainsi, dans l&#039;Antiquit\u00e9 classique, le plus grand des musiciens, Orph\u00e9e, descend aux Enfers pour tenter, en vain, de lib\u00e9rer sa bien-aim\u00e9e Eurydice et finit d\u00e9membr\u00e9 par les M\u00e9nades. Un sort similaire est r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la nymphe \u00c9cho, tu\u00e9e par la volont\u00e9 du dieu Pan, qui cr\u00e9a une fl\u00fbte imitant la voix de cette femme d\u00e9chue. On peut \u00e9galement citer le double cas d&#039;Apollon, qui, d&#039;une part, forgea la premi\u00e8re guitare \u00e0 partir du bois de l&#039;arbre dans lequel Daphn\u00e9 se m\u00e9tamorphosa pour lui \u00e9chapper et \u00e9viter d&#039;\u00eatre viol\u00e9e, et d&#039;autre part, \u00e9corcha vif Marsyas pour avoir os\u00e9 se comparer \u00e0 lui en tant que musicien.<\/p>\n<div id=\"attachment_78000\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/10\/Narradoras-Ecuatorianas-Javier-Rivero-Grandoso.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-78000\" class=\"wp-image-78000 size-medium\" src=\"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/10\/Narradoras-Ecuatorianas-Javier-Rivero-Grandoso-300x200.jpg\" alt=\"Javier Rivero Grandoso.\" width=\"300\" height=\"200\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-78000\" class=\"wp-caption-text\">Javier Rivero Grandoso.<\/p><\/div>\n<p>Le lien entre la musique et la mort ne se limite pas \u00e0 la mythologie classique\u00a0; on peut citer l\u2019histoire de Lamech qui, selon la tradition h\u00e9bra\u00efque, cr\u00e9a le luth en s\u2019inspirant du corps en d\u00e9composition de son fils\u00a0; ou encore celle du dieu andin qui fa\u00e7onna la fl\u00fbte quena \u00e0 partir du f\u00e9mur de la Vierge Soleil d\u00e9funte, dont il \u00e9tait \u00e9pris. Ce lien entre la mort et la musique repose sur l\u2019id\u00e9e que la perte est n\u00e9cessaire \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une m\u00e9lodie envo\u00fbtante.<\/p>\n<p>Ojeda a \u00e9galement abord\u00e9 le lien entre la musique et le d\u00e9moniaque, \u00e9voquant le triton, un accord particuli\u00e8rement dissonant qui fut proscrit au Moyen \u00c2ge car consid\u00e9r\u00e9 comme l&#039;expression musicale de Satan. Il a aussi mentionn\u00e9 la relation ancestrale entre le violon et le diable, citant des figures comme Paganini et son pr\u00e9tendu pacte mal\u00e9fique pour atteindre la virtuosit\u00e9, ou Scriabine, qui affirmait que sa sixi\u00e8me sonate \u00e9tait inspir\u00e9e par le mal.<\/p>\n<p>L&#039;orateur a minutieusement d\u00e9crit le vaste bestiaire de cr\u00e9atures sinistres li\u00e9es \u00e0 la musique. Parmi les figures f\u00e9minines, les sir\u00e8nes se distinguent par leur chant s\u00e9ducteur et fatal, un mythe aux multiples variantes dans de nombreuses cultures. Parmi les figures masculines, on trouve l&#039;Esmeraldas patacor\u00e9, une figure sinistre du folklore \u00e9quatorien qui s\u00e8me la ruine lors des danses au son du marimba.<\/p>\n<p>Ce lien entre musique et terreur renvoie \u00e0 l&#039;id\u00e9e de la musique comme \u00e9l\u00e9ment irrationnel qui \u00e9veille le corps et le conduit \u00e0 la sensualit\u00e9, provoquant ainsi le rejet car la peur du d\u00e9sir est commune \u00e0 de nombreuses cultures. Appliquant cette id\u00e9e \u00e0 la litt\u00e9rature, l&#039;orateur a \u00e9voqu\u00e9 la r\u00e9flexion de l&#039;\u00e9crivain Pedro Lemebel, pour qui la logique de l&#039;alphabet contraint le rythme, et pour le lib\u00e9rer, il faut rechercher l&#039;irrationnel. Cet id\u00e9al d&#039;\u00e9criture qui stimule les sens, et non la raison, serait ainsi li\u00e9 \u00e0 l&#039;id\u00e9e de monstre, selon Ojeda.<\/p>\n<p><strong>L&#039;expression du paysage<\/strong><\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Natalia Garc\u00eda Freire \u00e9voquait \u00e9galement la n\u00e9cessit\u00e9 de transcender toute logique pour atteindre l&#039;\u00e9motion lorsqu&#039;on \u00e9crit \u2013 et non qu&#039;on d\u00e9crit \u2013 le paysage. Car il s&#039;agit d&#039;une entit\u00e9 charg\u00e9e de connotations de toutes sortes, historiques et identitaires, y compris celles li\u00e9es \u00e0 la nature, que, selon l&#039;auteure, le langage humain est incapable d&#039;exprimer pleinement.<\/p>\n<p>Garc\u00eda Freire livre cette r\u00e9flexion esth\u00e9tique, presque po\u00e9tique, reconnaissant son incapacit\u00e9 \u00e0 exprimer le paysage andin de sa r\u00e9gion natale. Ce paysage rec\u00e8le des codes qui lui sont rest\u00e9s inconnus, l&#039;amenant \u00e0 s&#039;interroger sur la mani\u00e8re d&#039;appr\u00e9hender cet \u00e9tranger dans son processus cr\u00e9atif. Cette incapacit\u00e9 est \u00e9galement inh\u00e9rente \u00e0 la civilisation, qui a perdu ce lien avec la nature, \u00e0 mesure que s&#039;est r\u00e9volue l&#039;\u00e9poque o\u00f9 ces \u201c\u00a0codes telluriques\u00a0\u201d \u00e9taient plus r\u00e9pandus.<\/p>\n<p>L&#039;auteure a cit\u00e9 en exemple des \u0153uvres qui, selon elle, avaient su surmonter ces barri\u00e8res linguistiques pour atteindre l&#039;expressivit\u00e9 qu&#039;elle pr\u00f4ne. Parmi elles, le po\u00e8me \u201c Sollozo por Pedro Jara \u201d (Sanglots pour Pedro Jara), une \u00e9l\u00e9gie du po\u00e8te \u00e9quatorien Efra\u00edn Jara Indrovo \u00e0 son fils, o\u00f9 la douleur humaine est exprim\u00e9e d&#039;une mani\u00e8re qui la rapproche de la physicalit\u00e9 des montagnes, que Garc\u00eda Freire d\u00e9crivait comme un \u201c langage de m\u00e9tamorphose \u201d, d\u00e9construit \u201c pour que le paysage puisse \u00e9merger \u201d.<\/p>\n<p>Un autre exemple en est celui du po\u00e8te espagnol Ce Santiago dans \u201c La Mer inv\u00e9rifiable \u201d, avec son usage abondant du langage maritime et, surtout, sa lamentation sur la perte du myst\u00e8re et du pouvoir \u00e9vocateur de l&#039;oc\u00e9an due \u00e0 \u201c l&#039;ath\u00e9isme du sonar et du radar \u201d. Ce royaume, comme la cha\u00eene de montagnes, \u00e9tait jadis un territoire du surnaturel, d\u00e9plac\u00e9 par la civilisation, et d\u00e9sormais, le langage pour l&#039;\u00e9voquer \u00e0 nouveau fait d\u00e9faut.<\/p>\n<p>\u201c Le paysage porte une histoire\u00a0; il est impr\u00e9gn\u00e9 de violence et d\u2019\u00e9motions. Pour acc\u00e9der \u00e0 cette histoire, il faut aussi \u00eatre pr\u00eat \u00e0 ressentir la douleur qui a travers\u00e9 ces paysages \u201d, a r\u00e9fl\u00e9chi l\u2019auteur, qui a \u00e9galement expliqu\u00e9 par ailleurs la n\u00e9cessit\u00e9 de s\u2019affranchir de la logique pour atteindre l\u2019\u00e9motion dans l\u2019\u00e9criture\u00a0: \u201c\u00a0Peu importe si ce qui est narr\u00e9 n\u2019est pas plausible\u00a0; ce qui compte, c\u2019est de parvenir \u00e0 atteindre l\u2019\u00e9motionnel par l\u2019hallucination du souvenir.\u00a0\u201d.<\/p>\n<div id=\"attachment_78001\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/10\/Narradoras-Ecuatorianas-Yolanda-Pesch-Javier-Rivero-Monica-Ojeda-Natalia-Garcia-Freire-Paula-Cabrera.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-78001\" class=\"wp-image-78001 size-medium\" src=\"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/10\/Narradoras-Ecuatorianas-Yolanda-Pesch-Javier-Rivero-Monica-Ojeda-Natalia-Garcia-Freire-Paula-Cabrera-300x200.jpg\" alt=\"Yolanda Pesch, Javier Rivero, M\u00f3nica Ojeda, Natalia Garc\u00eda Freire y Paula Cabrera.\" width=\"300\" height=\"200\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-78001\" class=\"wp-caption-text\">Yolanda Pesch, Javier Rivero, M\u00f3nica Ojeda, Natalia Garc\u00eda Freire et Paula Cabrera.<\/p><\/div>\n<p><strong>Pr\u00e9sentations philologiques<\/strong><\/p>\n<p>Lors de la s\u00e9ance d&#039;hier, la philologue Yolanda Pesch a pr\u00e9sent\u00e9 un bref aper\u00e7u de l&#039;\u0153uvre de M\u00f3nica Ojeda, une auteure qu&#039;elle conna\u00eet tr\u00e8s bien puisque son projet de fin d&#039;\u00e9tudes, il y a quelques ann\u00e9es, portait pr\u00e9cis\u00e9ment sur elle, et depuis lors, elle a continu\u00e9 \u00e0 approfondir son \u0153uvre, inscrite dans ce qu&#039;elle a appel\u00e9 le \u201c gothique andin \u201d et caract\u00e9ris\u00e9e par une dualit\u00e9 inhabituelle : d&#039;une part, elle se concentre sur des sujets sordides, voire abjects, tels que la pornographie infantile, la violence domestique et la violence contre les femmes, mais d&#039;autre part, elle le fait en recherchant la plus grande beaut\u00e9 possible dans le langage.<\/p>\n<p>Cette violence est une caract\u00e9ristique r\u00e9pandue chez les \u00e9crivaines \u00e9quatoriennes contemporaines, comme l&#039;a expliqu\u00e9 Paula Cabrera Castro lors de la troisi\u00e8me pr\u00e9sentation de la journ\u00e9e, en analysant les \u0153uvres de Mar\u00eda Fernanda Ampuero et Yuliana Ortiz. Elle refl\u00e8te litt\u00e9rairement une terrible situation sociale pour les femmes dans un pays o\u00f9, depuis le d\u00e9but de l&#039;ann\u00e9e, 111 f\u00e9minicides ont \u00e9t\u00e9 officiellement recens\u00e9s, m\u00eame si certaines organisations estiment que le nombre r\u00e9el pourrait \u00eatre plus du double. La litt\u00e9rature de ces auteures traduit la terreur de cette soci\u00e9t\u00e9 patriarcale et les strat\u00e9gies employ\u00e9es par les femmes pour \u00e9chapper \u00e0 sa violence, allant de la tentative de se rendre \u201c ind\u00e9sirable \u201d jusqu&#039;au suicide.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ecuador es el pa\u00eds invitado del Campus Am\u00e9rica 2024 y, por ello, cuenta con la presencia de especialistas del pa\u00eds&#8230;<\/p>","protected":false},"author":5,"featured_media":10064,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[4,4114,15,6,10],"tags":[159,2630,1523,46,4204,4205,4206,2776,4207],"class_list":["post-10060","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-campus-america","category-campus-america-2024","category-cultura","category-destacado","category-portada-ull","tag-campus-america","tag-ecuador","tag-javier-rivero-grandoso","tag-literatura","tag-literatura-ecuatoriana","tag-monica-ortega","tag-natalia-garcia-freire","tag-paula-cabrera-castro","tag-yolanda-pesh"],"acf":[],"primary_category":null,"featured_image_thumbnail_url":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/10\/Narradoras-Ecuatorianas-Monica-Ojeda-Natalia-Garcia-Freire-300x200.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10060","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10060"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10060\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10063,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10060\/revisions\/10063"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10064"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10060"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10060"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10060"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}