{"id":5379,"date":"2026-03-17T09:34:10","date_gmt":"2026-03-17T08:34:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/2026\/03\/17\/endometriosis-enfermedad-silenciada\/"},"modified":"2026-10-26T10:53:04","modified_gmt":"2026-10-26T09:53:04","slug":"endometriosis-enfermedad-silenciada","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/2026\/03\/17\/endometriosis-enfermedad-silenciada\/","title":{"rendered":"Endometriosis, la enfermedad silenciada"},"content":{"rendered":"<p>Pr\u00e8s de 190 millions de femmes et de filles en \u00e2ge de procr\u00e9er dans le monde souffrent de douleurs consid\u00e9r\u00e9es comme \u201c normales \u201d, selon l&#039;Organisation mondiale de la Sant\u00e9 (OMS). Ces douleurs peuvent aller de r\u00e8gles douloureuses \u00e0 des limitations dans la vie quotidienne, au travail, aux \u00e9tudes ou dans la vie sociale. On estime qu&#039;une femme sur dix en \u00e2ge de procr\u00e9er souffre d&#039;endom\u00e9triose, une maladie chronique longtemps rest\u00e9e non diagnostiqu\u00e9e et dont le diagnostic est souvent retard\u00e9 de sept \u00e0 huit ans, voire plus.<\/p>\n<p>Chaque 14 mars, on c\u00e9l\u00e8bre la Journ\u00e9e mondiale de l&#039;endom\u00e9triose, une date qui vise \u00e0 sensibiliser le public \u00e0 cette maladie m\u00e9connue et \u00e0 informer les gens sur ses sympt\u00f4mes, son impact sur la qualit\u00e9 de vie et l&#039;importance d&#039;un diagnostic pr\u00e9coce.<\/p>\n<p>Pour <a href=\"https:\/\/portalciencia.ull.es\/investigadores\/81542\/detalle\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Aythamy Gonz\u00e1lez Darias<\/a>, Pour cette professeure contractuelle, titulaire d&#039;un doctorat en sciences infirmi\u00e8res de l&#039;Universit\u00e9 de La Laguna, cette journ\u00e9e est fondamentale pour donner de la visibilit\u00e9 \u00e0 une pathologie qui, pendant des d\u00e9cennies, est rest\u00e9e dans l&#039;ombre malgr\u00e9 son impact sur le bien-\u00eatre de millions de femmes.<\/p>\n<p>De leur c\u00f4t\u00e9, <a href=\"https:\/\/portalciencia.ull.es\/investigadores\/82295\/detalle\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Rub\u00ed Rodr\u00edguez D\u00edaz<\/a>, Le professeur [Nom], ma\u00eetre de conf\u00e9rences au d\u00e9partement d&#039;obst\u00e9trique et de gyn\u00e9cologie de l&#039;universit\u00e9 de La Laguna, souligne que cet anniversaire peut \u00e9galement contribuer \u00e0 promouvoir la recherche et \u00e0 encourager la cr\u00e9ation d&#039;unit\u00e9s hospitali\u00e8res sp\u00e9cialis\u00e9es dans l&#039;endom\u00e9triose, am\u00e9liorant ainsi les soins aux patientes.<\/p>\n<p><strong>Une pathologie encore largement m\u00e9connue<\/strong><\/p>\n<p>\u201c L\u2019endom\u00e9triose est une maladie b\u00e9nigne caract\u00e9ris\u00e9e par la pr\u00e9sence de tissu semblable \u00e0 celui qui tapisse l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019ut\u00e9rus en dehors de la cavit\u00e9 ut\u00e9rine \u201d, explique Rodr\u00edguez D\u00edaz. Elle ajoute : \u201c Ce tissu, appel\u00e9 endom\u00e8tre, subit des modifications au cours du cycle menstruel sous l\u2019influence des hormones f\u00e9minines (\u0153strog\u00e8nes et progest\u00e9rone) et est \u00e9limin\u00e9 lors des menstruations. \u201d.<\/p>\n<p>Lorsque ce tissu se situe en dehors de l&#039;ut\u00e9rus, il continue de r\u00e9agir aux variations hormonales du cycle menstruel et m\u00eame aux traitements hormonaux. C&#039;est pourquoi l&#039;endom\u00e9triose est consid\u00e9r\u00e9e comme une maladie \u0153strog\u00e9no-d\u00e9pendante. \u201c Elle peut survenir d\u00e8s les premi\u00e8res r\u00e8gles et jusqu&#039;\u00e0 la m\u00e9nopause \u201d, pr\u00e9cise le sp\u00e9cialiste. Ses causes sont complexes et encore mal comprises. Les experts estiment que des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques, immunologiques, hormonaux et environnementaux contribuent \u00e0 son d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Parmi les th\u00e9ories les plus largement accept\u00e9es figure celle des menstruations r\u00e9trogrades. Rodr\u00edguez D\u00edaz explique\u00a0: \u201c\u00a0Il est possible que les cellules endom\u00e9triales \u00e9limin\u00e9es lors des menstruations remontent les trompes de Fallope jusque dans la cavit\u00e9 p\u00e9riton\u00e9ale, au lieu d\u2019\u00eatre expuls\u00e9es par le vagin.\u00a0\u201d.<\/p>\n<p>On a \u00e9galement observ\u00e9 que certaines femmes pr\u00e9sentent une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique qui les rend plus vuln\u00e9rables. De plus, le syst\u00e8me immunitaire pourrait jouer un r\u00f4le. Lorsqu&#039;il n&#039;\u00e9limine pas correctement les cellules endom\u00e9triales de l&#039;ut\u00e9rus, ces cellules peuvent s&#039;implanter et prolif\u00e9rer. Ce facteur pourrait expliquer pourquoi de nombreuses patientes pr\u00e9sentent \u00e9galement d&#039;autres maladies auto-immunes, telles que le lupus, la scl\u00e9rose en plaques ou les maladies inflammatoires chroniques de l&#039;intestin.<\/p>\n<p>Les facteurs environnementaux jouent \u00e9galement un r\u00f4le. \u201c\u00a0Divers polluants perturbateurs endocriniens, tels que les polychlorobiph\u00e9nyles (PCB), les pesticides organochlor\u00e9s et les dioxines, s\u2019accumulent dans l\u2019organisme et peuvent provoquer l\u2019endom\u00e9triose chez les femmes\u00a0\u201d, explique le gyn\u00e9cologue. Selon des \u00e9tudes r\u00e9centes, le risque de d\u00e9velopper cette maladie augmente jusqu\u2019\u00e0 70\u00a0% avec les PCB, 65\u00a0% avec les dioxines et 23\u00a0% avec les pesticides.<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes de l&#039;endom\u00e9triose peuvent varier consid\u00e9rablement. Certaines femmes ne ressentent aucune g\u00eane particuli\u00e8re, tandis que d&#039;autres pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes qui alt\u00e8rent significativement leur qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<p>Parmi les sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quents figurent les douleurs pelviennes cycliques qui co\u00efncident avec les menstruations (dysm\u00e9norrh\u00e9e) et qui peuvent parfois \u00eatre intenses ou invalidantes. Des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie) ou des douleurs pelviennes persistantes peuvent \u00e9galement survenir.<\/p>\n<p>Selon la localisation des l\u00e9sions, certaines patientes peuvent ressentir une g\u00eane en urinant ou en allant \u00e0 la selle pendant leurs r\u00e8gles, ainsi que des douleurs irradiant vers le bas du dos, les flancs ou les cuisses. Dans d&#039;autres cas, des sympt\u00f4mes plus g\u00e9n\u00e9raux peuvent appara\u00eetre, tels que des ballonnements abdominaux, des naus\u00e9es, de la fatigue ou une hypersensibilit\u00e9 \u00e0 la douleur.<\/p>\n<p>\u201c Bien que de nombreuses femmes ressentent des douleurs pendant leurs r\u00e8gles, dans la plupart des cas, celles-ci sont b\u00e9nignes \u201d, explique Rodr\u00edguez D\u00edaz. \u201c Cependant, lorsque la douleur est tr\u00e8s intense, appara\u00eet \u00e0 un jeune \u00e2ge, s&#039;aggrave avec le temps ou perturbe la vie quotidienne, il peut s&#039;agir d&#039;un signe d&#039;endom\u00e9triose \u201d, pr\u00e9cise-t-elle.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la g\u00eane physique, cette affection peut avoir un impact consid\u00e9rable sur la sant\u00e9 mentale et la vie quotidienne. Selon Aythamy Gonz\u00e1lez Darias, cette pathologie passe souvent inaper\u00e7ue, m\u00eame aupr\u00e8s de certains professionnels de sant\u00e9, laissant de nombreuses femmes souffrir pendant des ann\u00e9es sans b\u00e9n\u00e9ficier d&#039;une prise en charge adapt\u00e9e. C&#039;est pourquoi la chercheuse souligne l&#039;importance de renforcer la formation des futurs professionnels de sant\u00e9 en int\u00e9grant la dimension de genre et en promouvant l&#039;\u00e9ducation \u00e0 la sant\u00e9 menstruelle. Une meilleure connaissance de son propre corps et la capacit\u00e9 \u00e0 reconna\u00eetre les signes distinctifs, tels que des douleurs menstruelles invalidantes, peuvent faciliter une consultation pr\u00e9coce.<\/p>\n<div id=\"attachment_87576\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/10\/Rubi-Rodriguez.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-87576\" class=\"wp-image-87576 size-medium\" src=\"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/10\/Rubi-Rodriguez-300x200.jpg\" alt=\"Rub\u00ed Rodr\u00edguez\" width=\"300\" height=\"200\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-87576\" class=\"wp-caption-text\">Rub\u00ed Rodr\u00edguez (photo d&#039;archives de 2025).<\/p><\/div>\n<p><strong>Un diagnostic complexe<\/strong><\/p>\n<p>D\u2019un point de vue clinique, le diagnostic de l\u2019endom\u00e9triose demeure un d\u00e9fi. Rub\u00ed Rodr\u00edguez D\u00edaz explique que cette maladie peut rester asymptomatique pendant des ann\u00e9es, les d\u00e9lais de diagnostic d\u00e9passant souvent sept ou huit ans.<\/p>\n<p>Ce retard s&#039;explique en partie par la banalisation des douleurs menstruelles. Parfois, les sympt\u00f4mes sont attribu\u00e9s \u00e0 des causes psychologiques, ou la g\u00eane d\u00e9crite par les patientes est minimis\u00e9e. \u201c On les a m\u00eame qualifi\u00e9es d&#039;exag\u00e9r\u00e9es ou de d\u00e9pressives sans envisager une \u00e9ventuelle cause m\u00e9dicale \u201d, souligne le sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p>\u201c Le diagnostic repose g\u00e9n\u00e9ralement sur une combinaison d&#039;ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux, d&#039;examen clinique et d&#039;examens d&#039;imagerie \u201d, pr\u00e9cise le gyn\u00e9cologue. Des ant\u00e9c\u00e9dents d\u00e9taill\u00e9s de sympt\u00f4mes menstruels et de douleurs pelviennes chroniques peuvent faire suspecter une endom\u00e9triose.<\/p>\n<p>L&#039;\u00e9chographie endovaginale est devenue l&#039;examen de premi\u00e8re intention en cas de suspicion de la maladie. Lorsque les r\u00e9sultats sont non concluants, l&#039;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM) peut \u00eatre utilis\u00e9e, notamment pour \u00e9valuer l&#039;atteinte de zones sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p>\u201c La laparoscopie, longtemps consid\u00e9r\u00e9e comme la m\u00e9thode de r\u00e9f\u00e9rence pour l\u2019identification visuelle des l\u00e9sions d\u2019endom\u00e9triose, n\u2019est plus indispensable au diagnostic \u2018, explique le gyn\u00e9cologue. Elle demeure toutefois utile pour la stadification de la maladie, le pr\u00e9l\u00e8vement de biopsies et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la r\u00e9alisation d\u2019interventions chirurgicales.<\/p>\n<p>Le traitement de l&#039;endom\u00e9triose est adapt\u00e9 aux sympt\u00f4mes, \u00e0 l&#039;\u00e2ge et au d\u00e9sir de grossesse de chaque patiente. Il peut s&#039;agir d&#039;un traitement m\u00e9dical, avec des analg\u00e9siques pour soulager la douleur, ou d&#039;un traitement hormonal, visant \u00e0 r\u00e9duire l&#039;activit\u00e9 hormonale et \u00e0 ralentir temporairement la progression de la maladie.<\/p>\n<p>Lorsque les sympt\u00f4mes s&#039;aggravent ou que d&#039;autres organes sont atteints, une intervention chirurgicale peut s&#039;av\u00e9rer n\u00e9cessaire pour retirer les kystes endom\u00e9triosiques (endom\u00e9triomes), ainsi que les l\u00e9sions ou adh\u00e9rences entre les organes. Ces interventions sont g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9alis\u00e9es par des techniques mini-invasives. Il existe \u00e9galement des traitements alternatifs, comme la scl\u00e9roth\u00e9rapie \u00e0 l&#039;\u00e9thanol, qui permet un traitement localis\u00e9 des endom\u00e9triomes.<\/p>\n<p>L&#039;endom\u00e9triose peut \u00e9galement affecter la fertilit\u00e9. Dans de nombreux cas, le diagnostic est pos\u00e9 lorsqu&#039;une femme consulte un m\u00e9decin apr\u00e8s plusieurs tentatives infructueuses de conception. Selon Rodr\u00edguez D\u00edaz, jusqu&#039;\u00e0 50 % des patientes atteintes d&#039;endom\u00e9triose peuvent rencontrer des probl\u00e8mes de fertilit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans ce processus, les sages-femmes jouent un r\u00f4le important dans le d\u00e9pistage pr\u00e9coce et l&#039;orientation vers les services sp\u00e9cialis\u00e9s. Comme l&#039;explique Aythamy Gonz\u00e1lez Darias, ces professionnelles sont g\u00e9n\u00e9ralement en premi\u00e8re ligne aupr\u00e8s des patientes.<\/p>\n<p>\u201c\u00a0Nombreuses sont les femmes qui consultent notre clinique lorsqu\u2019elles n\u2019arrivent pas \u00e0 concevoir. \u00c0 ce stade, les sages-femmes jouent un r\u00f4le essentiel en les orientant vers des services plus sp\u00e9cialis\u00e9s, comme les centres de fertilit\u00e9\u00a0\u201d, explique-t-elle. Les difficult\u00e9s \u00e0 concevoir peuvent \u00e9galement avoir un impact \u00e9motionnel important, provoquant anxi\u00e9t\u00e9, stress ou d\u00e9pression chez certaines patientes.<\/p>\n<p><strong>Un protocole sp\u00e9cifique aux \u00eeles Canaries<\/strong><\/p>\n<p>Aythamy Gonz\u00e1lez Darias souligne que l&#039;endom\u00e9triose a un impact significatif non seulement sur la sant\u00e9 physique, mais aussi sur la sant\u00e9 mentale et le bien-\u00eatre psychosocial. La chercheuse l&#039;a confirm\u00e9 en analysant les t\u00e9moignages de femmes ayant particip\u00e9 \u00e0 des entretiens pour son m\u00e9moire de licence. Leurs exp\u00e9riences ont mis en lumi\u00e8re les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es pour acc\u00e9der aux soins et la n\u00e9cessit\u00e9 d&#039;une meilleure coordination au sein du syst\u00e8me de sant\u00e9.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats ont ensuite \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9s dans <a href=\"https:\/\/portalciencia.ull.es\/documentos\/664f36b17997182526e1a16a\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Protocole de prise en charge de l&#039;endom\u00e9triose<\/a> Une \u00e9tude men\u00e9e aux \u00eeles Canaries, publi\u00e9e en 2022, est le fruit d&#039;une collaboration entre l&#039;Universit\u00e9 de La Laguna et le Service de sant\u00e9 des \u00eeles Canaries. La participation de l&#039;Association canarienne de l&#039;endom\u00e9triose a \u00e9t\u00e9 essentielle pour int\u00e9grer le point de vue des patientes et mieux refl\u00e9ter leurs besoins r\u00e9els.<\/p>\n<p>L\u2019objectif de ce protocole \u00e9tait d\u2019int\u00e9grer les points de vue des professionnels de sant\u00e9 et des patients afin d\u2019am\u00e9liorer la prise en charge et de l\u2019adapter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des personnes atteintes de la maladie. L\u2019une des am\u00e9liorations propos\u00e9es est l\u2019int\u00e9gration de <a href=\"https:\/\/www3.gobiernodecanarias.org\/aplicaciones\/scs\/escuela-de-pacientes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00c9cole de patients<\/a>, Il s&#039;agit d&#039;une revendication port\u00e9e par les femmes elles-m\u00eames. Cet espace leur permet de partager leurs exp\u00e9riences, de discuter de leurs sympt\u00f4mes, de recevoir des formations et des informations, et d&#039;\u00e9changer des conseils de sant\u00e9. Le tout se d\u00e9roule sous la supervision et l&#039;encadrement de professionnels de sant\u00e9, qui g\u00e8rent l&#039;\u00e9tablissement, mais en accordant une place centrale aux patientes. Un autre objectif est de promouvoir la cr\u00e9ation d&#039;unit\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es en endom\u00e9triose.<\/p>\n<p>L&#039;un des trois piliers fondamentaux du protocole est d&#039;uniformiser les parcours de soins et de r\u00e9duire les d\u00e9lais de diagnostic, qui peuvent atteindre sept \u00e0 dix ans en Europe. Par ailleurs, le document pr\u00e9conise une approche multidisciplinaire qui int\u00e8gre les diff\u00e9rents points de vue des professionnels impliqu\u00e9s dans la prise en charge de la maladie. \u201c\u00a0Les diff\u00e9rentes sp\u00e9cialit\u00e9s sont incluses dans le protocole, ce qui le rend plus complet\u00a0\u201d, souligne-t-il.<\/p>\n<p>\u201c\u00a0Nombre de femmes entreprennent un v\u00e9ritable parcours du combattant\u00a0: elles passent d\u2019un professionnel \u00e0 l\u2019autre et par diff\u00e9rents services de sant\u00e9. Souvent, on leur dit m\u00eame qu\u2019elles sont en bonne sant\u00e9. S\u2019il existait une unit\u00e9 coordonnant toutes ces sp\u00e9cialit\u00e9s, le diagnostic et le traitement seraient bien plus rapides\u00a0\u201d, explique Gonz\u00e1lez Darias.<\/p>\n<p>Ainsi, les infirmi\u00e8res et les sages-femmes jouent un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9pistage pr\u00e9coce de l&#039;endom\u00e9triose. Leur contact \u00e9troit avec les jeunes, notamment gr\u00e2ce aux services de sant\u00e9 scolaire et aux programmes d&#039;\u00e9ducation \u00e0 la sant\u00e9, leur permet d&#039;identifier les sympt\u00f4mes caract\u00e9ristiques et d&#039;accompagner les patientes d\u00e8s leur plus jeune \u00e2ge. De plus, leur travail \u00e9ducatif contribue \u00e0 dissiper certains mythes entourant les menstruations. \u201c Les r\u00e8gles peuvent \u00eatre douloureuses, mais elles ne doivent pas perturber le quotidien \u201d, affirme la chercheuse.<\/p>\n<p>Les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re de diagnostic et de traitement transforment progressivement la prise en charge de l&#039;endom\u00e9triose, permettant un d\u00e9pistage plus pr\u00e9coce et des th\u00e9rapies plus personnalis\u00e9es. Rub\u00ed Rodr\u00edguez D\u00edaz, gyn\u00e9cologue \u00e0 l&#039;Universit\u00e9 de La Laguna, souligne le d\u00e9veloppement de biomarqueurs sanguins et salivaires susceptibles de faciliter un diagnostic plus rapide et moins invasif.<\/p>\n<p>En th\u00e9rapeutique, de nouveaux m\u00e9dicaments hormonaux, tels que l&#039;ellagolix et le relugolix, sont \u00e9galement \u00e0 l&#039;\u00e9tude. Ces m\u00e9dicaments agissent en r\u00e9duisant les taux d&#039;hormones impliqu\u00e9es dans la progression de la maladie. Des traitements \u00e0 base d&#039;anticorps monoclonaux et le recours \u00e0 la chirurgie robotique, qui permet des interventions plus pr\u00e9cises et moins invasives, sont \u00e9galement \u00e0 l&#039;\u00e9tude.<\/p>\n<p>Pour autant, Aythamy Gonz\u00e1lez Darias souligne qu\u2019il reste encore beaucoup \u00e0 faire\u00a0: \u201c\u00a0Peut-\u00eatre devons-nous pr\u00e9senter des excuses aux femmes atteintes d\u2019endom\u00e9triose, qui pendant des ann\u00e9es sont pass\u00e9es inaper\u00e7ues et ont subi des retards dans leur diagnostic et leur traitement\u00a0\u201d, conclut-elle.<\/p>\n<p>Ce rapport s&#039;inscrit dans le cadre du calendrier des comm\u00e9morations InvestigaULL, un projet de diffusion scientifique promu par l&#039;Universit\u00e9 de La Laguna.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Unit\u00e9 Culture scientifique et innovation (Cienci@ULL)<\/strong><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Casi 190 millones de mujeres y ni\u00f1as en edad reproductiva en el mundo viven con un dolor considerado \u201cnormal\u201d, seg\u00fan&#8230;<\/p>","protected":false},"author":15,"featured_media":5382,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[175,35,670,306,92,20,37,185,51],"tags":[2592,2593,2594,2595],"class_list":["post-5379","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ciencia-ull","category-departamentos","category-enfermeria","category-facultad-de-enfermeria","category-facultad-de-medicina","category-facultades-y-escuelas","category-investigacion","category-obstetricia-y-ginecologia-pediatria-medicina-preventiva-y-salud-publica-toxicologia-medicina-legal-y-forense-y-parasitologia","category-protagonistas","tag-aythamy-gonzalez","tag-dia-mundial-de-la-endometriosis","tag-endometriosis","tag-rubi-rodriguez"],"acf":[],"primary_category":null,"featured_image_thumbnail_url":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/10\/Aythamy-Gonzalez-Endometriosis-300x200.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5379","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5379"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5379\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5381,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5379\/revisions\/5381"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5382"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5379"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5379"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ull.es\/portal\/noticias\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5379"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}