[vc_row][vc_column][vc_tta_accordion shape=»square» c_icon=»chevron» c_position=»right» active_section=»» no_fill=»true» collapsible_all=»true»][vc_tta_section title=»Resumen» tab_id=»resumen»][vc_column_text]
Les études sur la déshumanisation proposent l'absence d'un ensemble de qualités, telles que le civisme, le raffinement, la sensibilité morale, la rationalité et la maturité, comme critère d'exclusion sociale. Ce projet vise à confirmer que le civisme constitue une qualité permettant de distinguer les êtres humains des animaux. Étonnamment, les chercheurs en déshumanisation n'ont pas encore exploré la signification de ce concept, la manière dont il est perçu ni comment il est utilisé pour discriminer et exclure autrui de la sphère humaine. Le statut précaire de ce sujet en psychologie sociale est également frappant. Pourtant, les comportements incivils bénéficient d'une attention médiatique croissante car, dans de nombreux cas, ils représentent une atteinte aux normes sociales tout en dégradant la qualité de vie. La recherche menée dans le cadre de ce projet s'articule autour de cinq axes. Le premier axe vise à confirmer que le civisme est un indicateur d'humanité et que les comportements incivils constituent un critère diagnostique renforçant la déshumanisation d'autrui. Il cherche à confirmer le lien entre civisme et déshumanisation. Le deuxième axe de recherche adopte une approche plus subtile pour étudier la perception des comportements incivils. Plus précisément, il examine la représentation métaphorique que les individus se font de ces comportements, en explorant les dimensions verticale (positif/négatif) et horizontale (primitif/moderne). Une analyse des études connexes suggère que les individus ont tendance à situer les comportements incivils dans la partie inférieure de la dimension verticale (comportement négatif) et dans la partie gauche de la dimension horizontale (comportement primitif). Les troisième et quatrième axes de recherche portent sur certains facteurs susceptibles d'accroître le lien entre comportements incivils et déshumanisation. Le troisième axe explore l'influence du contexte dans lequel les comportements incivils se produisent, tandis que le quatrième examine l'influence de l'appartenance catégorielle de l'auteur. Nos études sur l'influence de ces facteurs sur la déshumanisation montrent que a) appartenir à un groupe national ou ethnique extérieur (par exemple, Allemands, Africains subsahariens, Arabes) ou b) se trouver dans un espace familier ou propre à son groupe d'appartenance accroît la tendance à exclure autrui de l'humanité. Enfin, dans le cinquième axe de recherche, nous souhaitons confirmer si les réactions émotionnelles déclenchées par les auteurs de comportements incivils face au malaise ou aux reproches d'autres observateurs relèvent de la catégorie des sentiments ou des émotions.
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Les recherches sur la déshumanisation proposent un ensemble de qualités comme critère d'exclusion sociale : la civilité, le raffinement, la sensibilité morale, la rationalité et la maturité. Ce projet vise à confirmer que la civilité constitue une qualité permettant de distinguer les humains des animaux. Étonnamment, les chercheurs en déshumanisation n'ont pas encore approfondi la signification de ce concept, la manière dont il est perçu ni comment il est utilisé pour discriminer autrui. Le statut précaire du sujet de l'incivilité en psychologie sociale est également frappant. Pourtant, l'incivilité occupe une place de plus en plus importante dans les médias, car elle constitue souvent une atteinte aux normes sociales et contribue à la dégradation de la qualité de vie. Ce projet de recherche s'articule autour de cinq axes. Le premier vise à confirmer que la civilité est un indicateur d'humanité et que l'incivilité est un critère qui renforce la déshumanisation d'autrui. Notre hypothèse confirme le lien entre incivilité et déshumanisation. Le deuxième axe explore plus subtilement la perception des comportements incivils. Plus précisément, cette étude examine la représentation métaphorique que les individus se font de ce comportement, en explorant les dimensions verticale (bien – mal) et horizontale (primitif – moderne). L'analyse des études connexes indique que les observateurs auront probablement tendance à situer les comportements incivils dans la partie inférieure de la dimension verticale (comportements négatifs) et à gauche de la dimension horizontale (comportements primitifs). Les troisième et quatrième axes de recherche portent sur certains facteurs susceptibles d'accroître l'association entre incivilité et déshumanisation. Le troisième axe étudie l'influence du contexte dans lequel se manifeste le comportement incivil, tandis que le quatrième axe examine l'influence du groupe auquel appartient l'individu. Nos études précédentes sur l'influence de ces facteurs sur la déshumanisation montrent que : a) appartenir à un groupe national ou ethnique extérieur (par exemple, Allemands, Africains subsahariens, Arabes) ou b) se trouver dans un espace familial, accroît la tendance à exclure autrui de l'humanité. Enfin, à la cinquième ligne, nous souhaitons confirmer si les réactions émotionnelles qui déclencheraient les comportements incivils des auteurs de ces comportements face à la gêne ou à la désapprobation d'autres observateurs relèvent de la catégorie des émotions secondaires ou primaires.
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