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FFI2016-74825-P. Variation grammaticale et création de sens en espagnol : objets centraux et constructions désubjectivantes (VARGRAM)

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Ce projet vise à approfondir l'élaboration d'un modèle théorique de la variation morphosyntaxique en espagnol, en s'appuyant sur les résultats de cinq projets antérieurs menés dans le même esprit. Il intègre les avancées conceptuelles et méthodologiques les plus récentes en sociolinguistique sur le style communicatif, et utilise les principes de la linguistique fonctionnelle et cognitive comme fondement théorique de l'analyse. Ceci permet de considérer chaque choix linguistique comme porteur de sens intrinsèque et non comme une simple alternative formelle. Parallèlement, le projet entend poursuivre le développement d'une méthodologie appropriée combinant les aspects quantitatifs et qualitatifs de l'analyse linguistique. Deux phénomènes de variation seront étudiés : la variabilité de la formulation et de la position de l'objet cliticisable (direct ou indirect), dans la continuité des travaux précédents sur la même variation du sujet pronominal et de l'objet verbal de la personne ; et l'emploi de diverses structures généralement qualifiées d'impersonnelles, qui ont en commun d'être utilisées par le locuteur pour déplacer la perspective discursive et cognitive du discours de sa propre sphère notionnelle vers une sphère perçue comme plus générale. Autrement dit, avec une fonction de désubjectivation. Pour ce faire, nous utiliserons les matériaux offerts par trois corpus synchroniques d'espagnol parlé et écrit, qui représentent une remarquable variété de groupes sociodémographiques et de situations de communication, et qui se prêtent donc à une analyse discursive et sociolinguistique. Nous formulons l'hypothèse que les différents facteurs qui covarient avec les choix linguistiques entretiennent une relation sémiotique avec les valeurs cognitives de ces choix, et que leur conjonction favorise le développement de styles sociocommunicatifs ; hypothèses étayées par les résultats de projets antérieurs sur la variation du sujet pronominal. Dès lors, il est évident que l'approche et la méthodologie d'étude de la variation grammaticale doivent continuer à s'enrichir afin de rendre pleinement compte du potentiel significatif des variantes formelles. L'objectif ultime de cette recherche est d'élaborer une théorie explicative de la variation linguistique, à la fois comme reflet de la perception humaine des processus du monde réel et comme moyen d'appréhender l'environnement.

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Le présent projet vise à faire progresser la construction d'un modèle théorique de la variation morphosyntaxique en espagnol, en s'appuyant sur les résultats obtenus dans le cadre de cinq projets antérieurs menés dans le même esprit de recherche. Il s'inspire des avancées conceptuelles et méthodologiques les plus récentes en sociolinguistique des styles de communication, ainsi que des principes de la linguistique fonctionnelle et cognitive qui constituent ses principaux fondements théoriques. Ainsi, chaque choix linguistique est considéré comme intrinsèquement porteur de sens et non comme une simple alternative formelle à d'autres. De plus, nous avons l'intention de développer une méthodologie adéquate combinant les aspects quantitatifs et qualitatifs de la recherche linguistique. Deux phénomènes variables sont proposés pour une investigation empirique : la variation dans l'expression et le placement des compléments d'objet directs ou indirects, dans la continuité des travaux antérieurs portant sur ces mêmes variations et leurs fondements notionnels par rapport aux sujets syntaxiques ; L’utilisation de nombreuses structures traditionnellement classées comme impersonnelles doit être comprise comme un large éventail de ressources employées par les locuteurs pour déplacer le discours de leur propre perspective discursive et cognitive vers une perspective plus générale, c’est-à-dire avec une fonction de désubjectivation. Trois corpus synchroniques d’espagnol oral et écrit serviront de matériel de recherche ; ils reflètent une grande diversité de groupes sociodémographiques et de situations de communication, ce qui les rend propices à des analyses discursives et sociolinguistiques. Les hypothèses proposées sont que les différents facteurs covariant avec le choix linguistique sont sémiotiquement liés aux valeurs cognitives de ce dernier, et que c’est leur action conjointe qui donne naissance à des styles sociocommunicatifs particuliers. Ces hypothèses sont étayées par les résultats des projets de recherche susmentionnés. Il est donc évident que l’approche scientifique de la variation grammaticale et la méthodologie de son étude doivent être approfondies afin de rendre pleinement compte du potentiel significatif des variantes formelles. L’objectif ultime du projet est l’élaboration d’une théorie explicative de la variation linguistique en tant que résultat de la perception humaine de la réalité, et en même temps un outil pour la relation avec l’environnement.

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Chercheur à l'Université de La Laguna